Dans un contexte marqué par la montée des inégalités sociales et l’urgence écologique, un nouveau rapport d’Oxfam analyse les pratiques des 100 plus grandes entreprises européennes.

L’étude met en évidence des choix de répartition des richesses qui favorisent avant tout les intérêts des actionnaires, au détriment des salarié·es, de l’égalité entre les femmes et les hommes et des investissements nécessaires à la transition écologique.

En voici quelques résultats principaux :

  • Entre 2022 et 2024, les 100 plus grandes entreprises européennes ont versé, en moyenne, 70 % de leurs bénéfices à leurs actionnaires. Pour les entreprises Françaises, ce chiffre monte à 73 %.
  • En 2024, la rémunération des PDG était, en moyenne, 78 fois plus élevée que le salaire moyen de ces entreprises, les écarts de rémunération pouvant atteindre 361 pour 1.
  • En 2024, les hommes gagnaient, en moyenne, 10,7 % de plus que les femmes. En France, le chiffre monte à 12 %. Les femmes n’occupaient que 10 % des postes de direction.
  • En 2024, les émissions totales de gaz à effet de serre des 100 plus grandes entreprises européennes représentaient 26 % des émissions mondiales totales.
  • En 2024, 48 multinationales européennes ont versé près 32 fois de plus de dividendes à leurs actionnaires qu’elles n’ont investi dans la transition écologique.

Face à ce constat, les recommandations d’Oxfam sont nombreuses, mais voici les 2 principales :

  • Fixer un rapport maximal de 20 pour 1 entre la rémunération du PDG et le salaire médian des salarié·es.
  • Plafonner les dividendes versés aux actionnaires jusqu’à ce qu’un salaire décent soit garanti pour tous les travailleur·euses sur l’ensemble de la chaîne de production, et qu’une stratégie climatique ambitieuse soit mise en place.

CONSULTER L’INTÉGRALITÉ DU RAPPORT D’OXFAM