Évaluer les risques….
À l’échelle de l’établissement, l’administration doit mener une évaluation quotidienne des risques, en fonction de la température et de son évolution dans la journée. Dans les zones côtières de notre département, le taux d’humidité doit être prix en compte car il augmente les risques, comme le montre l’indice Humidex ci-dessous.
Cette évaluation doit être menée en lien avec les personnels et les instances de l’établissement. Pensez à renseigner le registre santé et sécurité au travail (RSST) avec des relevés réguliers de température et d’hygrométrie.

- moins de 30, aucun inconfort ;
- 30 à 39, un certain inconfort ;
- au-dessus de 40, beaucoup d’inconfort ;
- au-dessus de 45, il y a danger : un coup de chaleur est probable ;
- au-dessus de 54, un coup de chaleur est imminent.
……et mettre en œuvre des mesures de protection
L’évaluation des risques doit donner lieu à la mise en œuvre de mesures de protection et de réduction des risques préconisées par le Code du travail et les guides réglementaires, notamment :
- ajuster l’aménagement de la charge de travail, des horaires, de l’organisation de travail
- revoir l’agencement et l’occupation des lieux et postes de travail
- réduire le rayonnement solaire sur les surfaces exposées et améliorer la ventilation
- mettre à disposition de l’eau potable fraîche pour la boisson
- fournir des équipements de travail appropriés
- protéger les agents vulnérables
- communiquer les informations sur les signaux d’alertes et les modalités de signalement de toute apparition d’indice physiologique préoccupant, situation de malaise ou de détresse
Porter la rénovation et l’adaptation des bâtiments
Les établissements scolaires n’ont souvent pas été conçus pour affronter de telles chaleurs intenses, ce qui les rend inconfortables voire dangereux. Le manque d’aération et l’absence de zones de fraîcheur amplifient ces risques. La santé des personnels en est alors menacée : les températures extrêmes augmentent la fatigue des personnels, les exposent aux risques sanitaires liés à la chaleur : maux de tête, nausées, crampes, déshydratation, épuisement, voire coup de chaleur potentiellement mortel.
La FSU, avec l’AES (Alliance Ecologique et Sociale), exige un grand plan pour le bâti scolaire. Les personnels peuvent interpeller les collectivités territoriales, et proposer des vœux ou motions au sujet de la rénovation du bâti scolaire dans différentes instances (conseil d’administration, conseil d’école…). Ce plan de rénovation doit comporter un volet d’adaptation d’urgence des établissements scolaires aux fortes chaleurs.
La Formation Spécialisée en Santé et Sécurité au Travail (F3SCT) des Alpes-Maritimes a travaillé à la rédaction de préconisations pour guider les personnels dans ces demandes. Vous les trouverez ci-dessous.
N’hésitez pas à vous en emparer et à nous partager vos expériences en la matière en écrivant à fsu06@fsu.fr
La santé des élèves et des personnels ne peut attendre. Exigeons ensemble des établissements adaptés aux fortes chaleurs, pour un service public à la hauteur des enjeux climatiques.
ALPES-MARITIMES