COMMUNIQUE DE PRESSE

Non à la répression contre les lycéens

Le 8 Mars dernier, lors d’une manifestation lycéenne, de nombreux jeunes ont été brutalisés, blessés par des groupes d’une violence extrême. Depuis, plusieurs voix se sont élevées pour demander la mise en place d’une enquête parlementaire. Celle-ci n’a toujours pas eu lieu.

On ne peut donc que s’étonner de la diligence mise par les pouvoirs publics à faire comparaître et à demander des sanctions parfois lourdes, contre une quarantaine de lycéens arrêtés lors de manifestations ultérieures et retenus en garde à vue dans des conditions indignes et que nous dénonçons comme beaucoup d’autres organisations.

La FSU considère comme disproportionnée l’attitude des pouvoirs publics et dénonce leur volonté de présenter comme des délinquants des jeunes qui se sont avant tout opposés à la mise en place d’une réforme unanimement rejetée. Ce comportement des pouvoirs publics traduit, une fois de plus, leur volonté de criminaliser la jeunesse et le mouvement social.

Soucieuse également de ne pas voir l’avenir de ces jeunes lycéens hypothéqué par des poursuites judiciaires, la FSU demande l’abandon de celles-ci, comme le demande le Collectif qui s’est créé à cette occasion.

Paris, le 27 mai 2005