Monsieur le Préfet,

La FSU06 tient à porter à votre connaissance la situation inquiétante décrite ci-dessous.
Dans cette situation l’Inspecteur de l’Education nationale et la mairie semblent avoir eu les bons réflexes, à l’inverse de l’ARS qui a refusé de considérer que les enseignants de l’école avaient été des personnes contact, à l’inverse des enfants.
En première analyse, il ressort de cette situation que les personnels peuvent ne pas faire confiance aux services et décisions des ARS et que les différents niveaux hiérarchiques de l’Education Nationale doivent être particulièrement vigilants ; ils ne peuvent pas et ne doivent pas se contenter des mesures prises par l’ARS, ou se retrancher derrière, pour la santé des personnels et pour leur propre responsabilité.

Nous considérons que cette alerte doit appeler une consigne de vigilance en direction des services de l’Education nationale, et doit aussi être portée à un niveau supérieur pour que les services des ARS ne répètent pas ce genre de décisions inconséquentes.

 

Décision de l’ARS suite à un cas codiv+ à école de l’Ile Verte de la ville de Valbonne qui accueillait les enfants de soignants.

Jeudi 7 mai au matin, une ATSEM avec courbatures et fièvre prévient la mairie et une enseignante qu’elle ne viendra pas travailler et elle appelle le SAMU.
Les enseignants volontaires sont prévenus de son absence sur un groupe wathsapp dédié aux volontaires sur Valbonne et de son état de santé.

L’accueil du jeudi a lieu sans ATSEM mais avec 1 enseignant aidé par un agent du périscolaire de la ville de Valbonne pour le groupe de maternelle.
La mairie en contact téléphonique avec l’ATSEM communique les informations en temps réel. On apprend en fin de journée que l’ATSEM est placée sous oxygène et on attend les résultats de la prise de sang. Les résultats de la prise de sang arriveront d’ici 48h mais elle nous dit que les autres examens ne sont pas bons… les résultats COVID ne viennent toujours pas. Le 9 mai elle est toujours sous oxygène, elle se sent mieux, elle communique avec une enseignante pour lui dire que le test dans le nez est négatif mais que tous les autres examens sont positifs. L’équipe d’infectiologues doivent prendre une décision le 10 mai pour dire si il s’agit ou non d’un cas COVID+.

La cellule de crise est alors contactée par l’Assistant de prévention de circonscription qui est dans le groupe wathsapp et qui mesure que déjà plusieurs enseignants (10 environ) ont été en contact avec l’ATSEM et seront en pré-rentrée chacun dans leurs écoles lundi 11mai…
Une fois la procédure lancée les consignes à suivre sont données par l’ARS.

La cellule de crise a demandé les noms des enfants et enseignants qui ont été en contact avec l’ATSEM le lundi et mardi. L’ARS a questionné l’ATSEM dimanche matin. Il en ressort que sont considérées comme cas contacts dans sa sphère professionnelle uniquement les enfants de maternelle et les personnes avec qui elle a déjeuné le midi. L’ARS n’a donc prévenu que les familles des enfants pour qu’ils soient mis en quarantaine et testés.
L’ATSEM est COVID positif déclaré le 12 mai.

Si l’IEN n’avait pas pris sur elle de mettre en quarantaine les enseignants ils auraient fait la pré-rentrée et la rentrée hier. La mairie a pris sur elle également de leur proposer le test sérologique. Elle a fermé l’école jusqu’au jeudi 14 mai pour désinfection des locaux. Les enseignants reprendront jeudi si les résultats à leur test sont négatifs.

Ce qui nous inquiète aujourd’hui c’est l’analyse que fait l’ARS des cas contacts ! Si les enfants de maternelle sont considérés comme cas contact pour nous l’enseignant doit l’être également… Le travail ATSEM /enseignant/ enfants de maternelle ne doit pas être bien connu de ces médecins !