Alors que « l’école inclusive” est régulièrement affichée comme une priorité politique, une tribune intersyndicale et féministe vient bousculer ce discours. Elle met en lumière une réalité souvent invisibilisée : celle des accompagnantes d’élèves en situation de handicap (AESH), indispensables au quotidien… mais maintenues dans une précarité structurelle.
À travers une parole collective forte, les signataires dénoncent une contradiction profonde entre les ambitions affichées et les moyens réellement accordés. Salaires insuffisants, temps incomplets imposés, absence de statut digne : ces professionnelles, majoritairement des femmes, cumulent les inégalités et incarnent un système qui dévalorise les métiers du soin, de l’accompagnement et de l’éducation.
Mais cette tribune va plus loin qu’un simple constat. Elle interroge un choix de société : peut-on réellement construire une école inclusive en s’appuyant sur la précarité de celles qui la font vivre ? Et que dit cette situation de la place accordée aux métiers féminisés dans la fonction publique ?
En liant enjeux éducatifs, sociaux et féministes, ce texte propose une lecture politique forte de la situation des AESH et appelle à une mobilisation plus large. Défendre leurs droits, c’est aussi défendre une école réellement inclusive et cohérente avec ses propres valeurs.
Une tribune percutante, qui invite à regarder derrière les discours pour comprendre ce que signifie concrètement “l’inclusion” aujourd’hui.
ALPES-MARITIMES