À l’approche des élections municipales, les enseignants du département ont été destinataires, via leur supérieur hiérarchique, d’un courrier émanant du Préfet concernant la période de réserve électorale.
Ce courrier, présenté comme un simple rappel réglementaire, entretient pourtant une confusion préoccupante entre obligation de neutralité dans l’exercice des fonctions et restriction générale de la liberté d’expression des enseignants.
Un amalgame dangereux entre fonctionnaires d’autorité et corps enseignant
Dans ce courrier, le Préfet demande aux destinataires de s’abstenir de participer à toute manifestation ou cérémonie publique à caractère pré-électoral du 22 février au 22 mars 2026. Surtout, il stipule que ces instructions sont « valables pour l’ensemble des fonctionnaires » placés sous leur autorité. En adressant cette note à la Rectrice de l’Académie de Nice ainsi qu’au Directeur des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN), le Préfet traite les milliers d’enseignants du département comme s’ils étaient des agents d’autorité ou des représentants directs de l’État.
Une restriction disproportionnée des libertés citoyennes
La FSU 06 rappelle avec force que si la neutralité s’impose aux enseignants dans l’exercice de leurs fonctions devant les élèves, ils restent des citoyens à part entière en dehors de leur service.
Les enseignants peuvent adhérer à un parti politique, participer à une campagne électorale, signer des tribunes ou des pétitions, manifester, se présenter à une élection !
La FSU 06 exige des garanties. Il est inadmissible que la préfecture cherche à étendre une « réserve électorale » stricte, normalement réservée aux fonctionnaires d’autorité, à l’ensemble des agents de la fonction publique.
La FSU 06 interpelle la Rectrice de Nice : il est de sa responsabilité de rassurer les personnels et de confirmer que leur liberté d’expression et de participation à la vie démocratique reste entière.
ALPES-MARITIMES